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Le 1er octobre 2025 : Finances: pourquoi se former est essentiel
Vous connaissez ce moment où une explication remet en question toutes vos certitudes ? C’est exactement ce que j’ai vécu lors de la conférence du Rendez-vous Entr’Elles de juin dernier, donnée par Véronique Berthiaume. Le thème était classique : les finances personnelles. Pourtant, ce jour-là, tout a pris un nouveau sens. Pour la première fois, on m’a expliqué clairement la différence entre économiser, épargner et investir. Et j’ai réalisé que, malgré mes bonnes intentions, je ne faisais pas réellement ce que je croyais.
Comme beaucoup, je pensais que mettre quelques billets de côté à la fin du mois revenait à « investir dans mon avenir ». Que choisir un produit en spécial ou éviter une sortie au resto, c’était « épargner ». Mais en réalité, ce que je faisais le plus souvent, c’était économiser. Ce n’est pas inutile (c’est même essentiel de nos jours), mais ce n’est pas suffisant si l’on souhaite construire une sécurité financière durable.
Voici ce que j’ai compris : économiser, c’est prendre une décision immédiate pour dépenser moins. Par exemple, annuler un abonnement qu’on n’utilise plus ou acheter un article seconde main.
C’est concret, et ça réduit les dépenses. Mais si cet argent n’est pas redirigé, il se volatilise dans d’autres dépenses du quotidien. On a « économisé » 50 $, oui… mais ils ne sont plus là à la fin du mois.

Épargner, c’est différent. C’est une action volontaire. C’est mettre de côté une somme, petite ou grande, pour plus tard et surtout, pour une raison précise. Que ce soit pour un fonds d’urgence, des vacances ou l’avenir de vos enfants, l’épargne est une manière de vous protéger. Ce que j’ai retenu, c’est qu’il faut changer sa mentalité: l’épargne ne se fait pas s’il reste de l’argent à la fin du mois mais plutôt en début de mois, comme un rendez-vous avec vous-même. Même 10 ou 20 dollars. Parce que c’est l’intention et la récurrence qui compte, plus que le montant.
Et puis, il y a investir. Avant, ce mot me faisait peur. J’avais l’impression que c’était réservé aux personnes fortunées, ou aux expertes en finances. Mais Véronique l’a dit simplement : « Investir, c’est faire
travailler votre argent ». C’est accepter un peu de risque pour une possibilité de croissance. Cela peut être en bourse, dans un CELI ou un REER, mais aussi dans vous-même, en suivant une formation ou en démarrant un projet. Je croyais que je n’étais pas prête à investir, alors qu’en réalité, je le faisais déjà sans m’en rendre compte.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est cette idée qu’on peut (et qu’on devrait) faire ces trois choses en même temps. Économiser pour créer de l’espace, épargner pour se sécuriser, et investir pour se projeter. Même avec de petits montants. Même si l’on ne comprend pas tout dès le début. L’important, c’est de commencer, de se poser les bonnes questions et surtout, de ne pas rester figée dans de fausses croyances.
Depuis cette conférence, j’ai revu ma manière de gérer l’argent. Je ne suis pas devenue une experte, mais j’ai retrouvé une forme de clarté et un peu plus de confiance. Alors si vous avez, vous aussi, l’impression de faire attention à vos finances sans vraiment voir de résultats, je vous invite à vous poser cette question simple : est-ce que je suis en train d’économiser, d’épargner ou d’investir ? Car ce n’est pas la même chose. Et une fois qu’on comprend la différence, tout peut changer.
Une participante de plus en plus à l’aise avec ses finances

















